Thursday, 16 February 2017

Doina Ruști, "Manuscrisul fanariot"

Polirom 2015, 294 p.
ISBN 978-973-46-5326-3





Perioada lecturii: 17 ianuarie – 7 februarie 2017

Votul meu :


Vă mai amintiți de ferma poziție anticalofilică a lui Camil Petrescu, cel care declarase război scrisului frumos, respingînd toți tropii cu excepția comparației, în scopul capturării autenticității? Ei bine, romanul Doinei Ruști, Manuscrisul fanariot, suprasaturat de figuri de stil, pare să contrazică bonom această poziție, dovedind că autenticitatea se poate realiza chiar și prin măritișul improbabil între un Ionel Teodoreanu și un Mihail Sadoveanu, adică prin amestecul arhaismului discret, al regionalismului pitoresc și al argoului impudic cu epitetul multiplu, cu metafora copleșitoare și cu comparația năvalnică:

În nici una dintre limbile pe care le învățase nu exista atîta tărie, nici măcar în dialectul tribului său, cum se revărsa din sonoritatea cuvîntului pizdă. Avea aspreala de țuică și dulceață de afion, era împîclit de fumul celor mai parfumate ierburi. Avea ecou. Făcuse o călătorie lungă prin gurile lumii. Era bătrîn. Era rezistent. Era cuvîntul lui preferat dintre cuvintele rele.

Friday, 3 February 2017

Henriette Walter, "Honni soit qui mal y pense"

 – Éditions Robert Laffont, S.A. Paris 2001. 446 p. 
    ISBN 978-2-253-15444-0



Lu du 5 décembre 2016 au 30 janvier 2017

Mon vote :


C’est grâce à ma très chère amie Francine et à son grand amour pour la langue française que j’ai découvert Henriette Walter il y a quelques années. C’est elle qui m’a recommandé le premier livre que j’allais lire de cette excellente linguiste, Le français dans tous les sens, tout comme c’est elle qui m’a fait cadeau le deuxième, Honni soit qui mal y pense. Et j’ai retrouvé avec satisfaction dans ce dernier la même façon simple et intéressante de présenter les faits scientifiques sans quand même les vulgariser, la même vivacité et tendre ironie qui avait fait de l’histoire du français un bildungsroman dans le premier volume et qui transforme l’étude comparé du français et de l’anglais dans une histoire d’amour dans celui-ci.

De plus, il a été amusant, en relisant ma critique du Français dans tous les sens, de remarquer que je l’avais commencée avec une histoire de faute d’orthographe drôle (« blé dinde »), dont j’ai trouvé en plaisantant une justification étymologique dans le vieux nom de la dinde – poule d’Inde. Et bien, la lecture de cet étude me permet d’aller maintenant encore plus loin et d’expliquer que le nom du blé d’Inde donné au maïs au Québec est un calque linguistique de l’anglais américain (car le britannique maize n’a jamais été employé aux Etats-Unis où on a préféré corn (qui désignait toute céréale au XVIIe siècle), après l’avoir nommé pour un temps, évidemment, Indian corn !